Quand les faïences se font tableaux

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Musée de la Céramique, Desvres
14 avril > 16 sept 2018

Quand les faïences se font tableaux est une exposition INEDITE. Elle rassemble des pièces qu’on ne reverra pas de sitôt et qui n’ont jamais été réunies de la sorte !

Sur les 289 objets exposés, seuls 23 sont accessibles au grand public et dans quatre musées différents. Les 266 autres, en effet, proviennent en grande partie de collections privées (238) et, pour le reste, sont conservés dans des réserves de musées.

  • 238 pièces issues de collections privées
  • 51 appartenant à des musées ;
  • en tout 266 pièces non accessibles

Ces pièces sont essentiellement des plats, mais aussi des assiettes, des pichets et des carreaux.

De quoi témoignent-elles ? De la production faïencière populaire du nord de la France, sur environ 50 ans – c’est-à-dire des années 1770 aux années 1820 – , et de l’influence prépondérante qu’a eue sur elle la faïence des Pays-Bas.

De nombreux centres producteurs de cette période sont représentés, dont un en est particulièrement emblématique : Desvres, naturellement !

Les autres centres sont Aire-sur-la-Lys, Bailleul, Saint-Amand-les-Eaux, Lille (pour certaines de ses manufactures), Boulogne-sur-Mer, Vron, Hesdin. L’exposition propose un nouvel éclairage sur leurs productions, que l’on a du mal à démêler, tant une certaine homogénéité les lie. Et pour cause : ces pièces fabriquées en série répondaient à un marché soumis à des modes (on produisait donc ce qui se vendait), et par ailleurs, les ouvriers faïenciers et les décorateurs allaient d’un centre à un autre, au gré de l’attractivité des contrats proposés.

On trouve sur ces pièces des décors d’une grande diversité, touchants et pleins d’humour : des animaux, des paysages, des chinoiseries, mais aussi des scènes de la vie quotidienne : pêcheur, canoteur, bergers et bergères, dames amoureuses qui s’appellent Fanchon, Jeannette, Cléopâtre…, des cuisinières (« Marianne, Charlotte, Louise »…), des cavaliers, hussards pleins de panache ou  personnages grotesques avec des verrues sur le nez ! Bref, devant nos yeux se déploie toute une série de sujets très vraisemblablement repris de l’imagerie populaire, tandis que d’autres adaptent les principaux motifs de gravures souvent elles-mêmes inspirées de la peinture.

Pleines de verve et hautes en couleurs, ces faïences ont pris place sur les vaisseliers d’une clientèle que l’on peut identifier comme la paysannerie aisée. Telles des tableaux, Elles habillaient les intérieurs d’une touche d’éclat et de gaieté.

 

L’exposition est visible jusqu’au 16 septembre 2018.

 

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Informations pratiques :

Horaires variables en fonction de la saison. Fermé les lundis /Rue Jean Macé, 62240 Desvres / 03 21 83 23 23 / accueil@mceramique-desvres.fr / Parcours permanent 5– 4– gratuit sous conditions  / Exposition seule 2€50 / http://www.musee-ceramique-desvres.com